La rencontre avec mon éditeur

1. L'éditeur

Aux lecteurs qui avaient suivi le projet depuis ses débuts, j'avais fait une promesse : que mon livre existe. Grâce à cette promesse et grâce aux merveilleuses personnes qui m'ont entourée, j'ai pu faire exister le livre tel que je l'imaginais, librement et de manière artisanale.

 

1000 exemplaires ont été imprimés le 1er mars 2018. Deux mois plus tard, fin avril, je fermais les ventes. Ils ont été lus par des personnes de tous âges et de tous horizons. Cela a été une sacrée aventure, pas toujours facile, pas de tout repos, mais je suis heureuse de l'avoir fait. Merci aux 1000 premiers lecteurs de m'avoir témoigné tant de soutien et d'enthousiasme.

  

Après avoir tenu ma promesse, j'ai rencontré l'éditeur dont je rêvais pour mon livre : les Éditions Anne Carrière

 

Ils ont édité les premiers L'Alchimiste de Paulo Coelho qui a fait partie de mon voyage, ils sont unis en collectif et sont une équipe de passionnés qui défendent les livres et s'engagent pour que chacun s'exprime librement. J'aime particulièrement leurs auteurs qui s'adressent à tous en veillant à le faire avec qualité, par amour des livres et de leur public.

 

Avec eux, Embrasser l'inconnu s'offre une deuxième vie, à partir du 8 mars 2019 : 

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782843379369-embrasser-l-inconnu-delahaye-aurelie/

 

Je vous raconte ci-dessous l'histoire de cette rencontre.

Si vous souhaitez être tenus au courant de mes aventures, n'hésitez pas à me laisser votre e-mail :

2. La rencontre

Cela ressemble finalement au reste de l’aventure, c’est une histoire de coup de coeur, d’instinct, de détermination (ou d’entêtement) et de chance.

 

Au début de l’histoire, il y a un livre, L’Alchimiste de Paulo Coelho, découvert par Anne Carrière, grâce à une personne qui lui est chère, peu de temps après avoir fondé sa maison d’édition avec son mari.

 

Début 2016, je l’attrape dans la bibliothèque de ma mère, alors que je patiente chez elle en attendant de savoir où l’instinct va me mener ensuite. J’entame alors le récit d’une quête, celle d’un berger à la poursuite de ses rêves, alors que je suis moi-même en plein dedans.

 

« Personne ne peut fuir son coeur. C'est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu'il dit. »

 

« Quand quelqu’un prend une décision, il se plonge en fait dans un courant impétueux qui l’emporte vers une destination qu’il n’a jamais entrevue, même en rêve, au moment où il a pris cette décision ».

 

Évidemment cela me parle, à moi qui ai décidé presque un an auparavant d’embrasser l’inconnu, et qui perçois déjà que le point d’arrivée m’échappe complètement. Je referme le livre et un mois plus tard je choisis de faire d’un camion de pompier ma maison. Si l’on m’avait dit cela un an plus tôt, je n’y aurais jamais cru ! L’Alchimiste avait raison, nos décisions nous mènent vers des endroits imprévus.

Un an et demi après la lecture de L'Alchimiste, j’achève l’écriture de mon livre. Nous sommes en juin 2017. Je ne connais rien au monde de l’édition et j’hésite à envoyer mon manuscrit à des éditeurs. « Et si personne ne m’ouvrait sa porte et que je me décourageais en chemin ? Ou si je perdais la possibilité de faire comme j’ai fait tout au long de mon voyage : librement, avec le sens qui m’est cher et en écoutant mes intuitions ? » Je décide alors de mener ma barque toute seule parce que, je le sais, vous attendez ce récit, et je vous l’ai promis.

 

Mais voilà qu’une autre lecture vient perturber mon plan. C’est Une bouche sans personne, de Gilles Marchand, dont l’éditeur est David Meulemans, aux Editions Aux forges de Vulcain. En quelques jours je dévore ce livre emprunt de fantaisie et de sensibilité et après l’avoir refermé, je m’intéresse à l’éditeur. Je découvre quantité d’informations sur lui, via des interviews écrites et vidéos. Je décide alors de lui envoyer mon manuscrit, même si, je le vois bien, je ne corresponds pas du tout à sa ligne éditoriale.

 

Comme j’ai eu un coup de coeur pour sa manière d’être éditeur, j’essaie de lui transmettre ce qui nous rassemble. Quatre heures plus tard, David me répond. Effectivement, je ne suis pas dans sa ligne. Mais le projet lui parle et il décide de garder contact. Je reste donc fidèle à mon idée de départ : faire exister le livre une première fois pour tenir ma promesse.

Quelques mois plus tard, alors que je suis à Paris pour une conférence à laquelle j’ai été invitée, David lance un appel à l’aide : il a besoin de quelqu’un pour tirer son portrait. C’est une affaire d’échange, qui se réglera en livres. Pour moi, rencontrer David est déjà une très belle occasion, car je rêve d’en savoir plus sur lui et sur l'univers de l'édition en général.

 

Sans réfléchir, je dis « oui », et nous nous donnons rendez-vous le lendemain matin. Maintenant, il me reste à trouver un appareil photo puisqu’évidemment, je n’ai pas emporté le mien dans mes bagages. Branle-bas de combat ! Comme j'ai prononcé le mot « éditeur », ma mère dit « urgence », et elle contacte tous ses amis pour savoir qui dispose d’un réflexe avec objectif fixe 50 millimètres (et oui, je fais la fine bouche, je ne vais pas improviser alors que David compte sur moi pour la qualité du portrait). De tous ses coups de fil elle ressort bredouille. C’est finalement un ami qui me sauvera la mise et qui m’apprendra à manier son appareil le lendemain matin, aux aurores, avant le rendez-vous avec David.

 

Je rencontre David. La discussion est passionnante, la photo lui plaît, alors en échange, il me promet des livres et un soutien sans faille pour l’auto-édition de mon livre. Nous sommes fin octobre 2017, et je suis en plein bouclage. Je repars donc de Paris heureuse de savoir que je peux compter sur un éditeur, dont l’aide me sera précieuse.

À la sortie du nouveau Gilles Marchand, je trouve une enveloppe dans ma boîte aux lettres. Ce n’est pas un contrat d’édition, ni un fameux « oui » que les auteurs attendent tous, c’est juste une enveloppe, dans laquelle il y a ce livre envoyé par David, pour me remercier d’avoir tiré son portrait. Le logo sur l'enveloppe est celui d’une des maisons du collectif auquel il est rattaché.

 

À ce moment-là de l’histoire, je suis plongée dans l’auto-édition de mon livre, pour lequel j’ai effectivement reçu une grande aide de la part de David. Le livre sort, vous êtes nombreux au rendez-vous. Tellement nombreux que très vite je constate que je ne vais pas pouvoir faire voyager le livre à vélo ou en camion, comme je l’avais prévu, car vous avez déjà écoulé le stock des 1 000 exemplaires que j’ai imprimés grâce à vous. Maintenant que j’ai fait les choses librement et que je me suis rendue compte de la beauté, mais aussi de la difficulté de cette aventure, je me dis qu’il serait heureux de rencontrer un éditeur.

 

En regardant l’enveloppe et l'inscription "éditions Anne Carrière", l’éditeur de l’Alchimiste qui a marqué mon voyage, je décrète : « ça sera ma maison d’édition ». Je la range alors précieusement dans une pochette de mon classeur. Mais je ne les contacte pas. C’est bien plus efficace de laisser ça dans un classeur ! Et puis... imaginez qu’ils disent oui ?

 

Alors, à la place, j’en contacte d’autres, une petite dizaine. Silence. Puis, 2 lettres de refus. « De toutes façons, tu n’es pas faite pour ça », me dit une petite voix qui doute. « Mais alors, pourquoi tant de lecteurs t’ont lue ? » rétorque celle qui a confiance. Heureusement pour départager les petites voix il y a les amis. L’une d’entre elles fait partie du milieu de l’édition. Elle m'incite à tenter ma chance auprès des Editions Anne Carrière, alors, je prends mon courage à deux mains, et j’envoie moi aussi une enveloppe. Il ne reste plus qu’à patienter.

Patienter ça n’est pas mon fort. Et maintenant que je me suis risquée à envoyer mon livre à l’éditeur dont je rêvais, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin. Trois semaines plus tard, je décide donc d’appeler et de demander à parler à Stephen Carrière, qui dirige maintenant la maison. Rien que ça ! À l’autre bout du fil, la voix de mon interlocutrice me fait comprendre qu’il va falloir être convaincante. Je ne dévoilerai pas ces quelques minutes de conversation, mais je la remercie du fond du coeur. Comme mon livre ne leur dit rien, elle accepte que d’ici une heure je le lui apporte dans leurs bureaux, afin qu’elle le transmette à Stephen.

 

Dans ce court laps de temps, il faut que je trouve un exemplaire de mon livre (car j’ai proposé cela sans même en avoir sur moi) et que j’arrive à bon port. Je fais un rapide calcul. Deux éditeurs m’ont dit non et m’ont proposé de récupérer mon manuscrit. L’un d’eux est un grand éditeur et demande 24 heures de délai. L’autre est un petit éditeur connu pour ses lettres de refus abjectes qui ne m’a pas ratée. Allons-y pour celui-là. Je cours, attrape le métro, arrive chez l'éditeur redouté, regarde d'un air curieux la fille assise sur sa chaise qui lit les manuscrits, récupère mon livre, cours encore jusqu’au métro et sur le chemin, j’embrasse la couverture et dis « t’inquiète, maintenant je vais te confier à des gens formidables ». J’arrive en sueur, avec mes chaussures de campagnarde aux pieds, dans de beaux locaux parisiens, face à mon interlocutrice qui elle, est très classe. Et là, quelque chose se passe, le feeling est bon. La promesse est tenue, le livre est déposé sur le bureau de Stephen.

 

Pour faire passer le temps et mieux connaître la maison, je rencontre un de leurs auteurs. Puis, un mois plus tard, je reçois une proposition d'une chouette éditrice, j’en informe Stephen qui me donne rendez-vous début juillet 2018. Là, pendant presque deux heures, nous parlons de leurs livres que j’aime pour leur qualité et leur ouverture, de leurs auteurs engagés, et de mon livre. Dès les premières minutes, il me détend : « Je ne vais pas faire durer le mystère, je veux vous éditer. » Et puis, il me questionne sur la démarche de mon récit, et m’apporte des éclairages qui déjà me semblent essentiels. J’ai la confirmation de l’intuition que j’avais eue : cette maison est celle que je cherchais. Un grand sourire se dessine sur mes lèvres. Et voilà qu’il me propose de travailler mon texte avec David Meulemans. La boucle est bouclée. L’aventure sera passionnante avec mes deux éditeurs, Stephen, qui aura toujours le mot percutant pour me faire prendre des décisions importantes, et David, qui connaît tout de tout et me fera prendre du recul sur le sens global de mon livre. Et pour finir toute cette histoire, il se trouve que c’est chez la compagne de Gilles Marchand, Erika, qui a créé la librairie L’Attrape-Coeurs, que se fêtera le lancement du livre !

 

En 2018, j'ai réalisé un rêve d'enfant, celui de sortir un livre. En 2019, je réalise un deuxième rêve, celui d'être édité et d'avoir le bonheur de découvrir mon livre en librairie.

Restez informés de la suite !

Si vous souhaitez être tenu au courant de mes aventures, laissez-moi votre adresse mail.

Suivez le projet sur facebook

Ou partagez sur les réseaux